Le Bus

Le Bus de Stanislav Stratiev, traduit et adapté du bulgare par Miglen Mirtchev et Edmonde Chauvel

synopsis : Le bus suit son trajet d’une banlieue au centre-ville avec neuf passagers à bord. Tout d’un coup le bus quitte son itinéraire et prend une direction inconnue. Les passagers commencent à se rendre compte qu’ils n’arriveront jamais à leur destination. La peur, la panique et la terreur les gagnent et les transforment en une masse humaine molle et facile à manipuler. Est-ce qu’on fait ce qui est nécessaire? Réagit-on au mal à temps et d’une manière appropriée? Ne nous-cachons nous pas des problèmes, en pensant naïvement que de cette manière ils vont se résoudre d’eux-mêmes? Ne pense-t-on pas trop à soi, tout en oubliant que le monde est à tous, qu’il est tout petit et que ce qui arrive aux autres peut très bien nous arriver à nous aussi? Qu’est-ce que nous perdons et quels sont, parmi nos traits humains, ceux que nous effaçons et jusqu’où l’homme qui s’engage dans la voie des compromis peut-il arriver? Est-ce qu’on peut rester en retrait par rapport à tout, passivement? Le bus n’est-il pas l’allégorie d’un gouvernement élu par hasard, d’une politique myope, de l’égoïsme et du manque de compassion, si caractéristiques de la société dans laquelle on vit? Ce n’est qu’une partie des problèmes que la pièce pose, pendant que le véhicule monstrueux et non-contrôlable court à sa perte.

distribution : Evelyne Achir-Durand, André Aleo, David Bonnet-Eymard, Franck Celle, Véronique Dohr, Laurence Montalais, Annick Pachy, Philipp Pachy,

mise en scène : Monique Duffey

régie : Giuseppe Amorella, Pascal Galassi

note d'intention du metteur en scène : Une Comédie de moeurs, un jeu collectif; durée 1 heure30  environ.Tous prennent le bus,spectateurs et acteurs, pensant connaître leur destination. Le chauffeur que l'on ne doit pas déranger, ne respecte pas le bon itinéraire. Comment intervenir, d'autant que le véhicule roule vite et évite de justesse des collisions.Les neufs passagers personnages réagissent différemment aux dangers de la route et à l'exaspération de leurs voisins. Tout le jeu se passe à l'intérieur du bus: le public passager n'est jamais pris à partie, mais il est au coeur des dialogues loufoques, des crises de nerfs et des règlements de compte. Un voyage mouvementée, mais qui finit....bien? Il ne faut pas parler au chauffeur!

l'auteur :

Stanislav Stratiev a commencé à travailler comme journaliste encore pendant ses études de littérature à l'Université de Sofia. Sa carrière comme dramaturge a décollé en 1974 avec le vif succès de sa première pièce, Les thermes romaines, qui a été jouée à Sofia au Théâtre Satirique plus de 10 saisons consécutives (la pièce a été reprise en 2006 avec toujours autant de succès), suivie par Une veste de daim, La vie bien quelle soit courte, Le bus et de nombreuses autres pièces de théâtre. Les pièces de Stratiev ont été jouées en Allemagne, Belgique, Tchéquie, Estonie, Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Italie, Pologne, Roumanie, Russie, Slovaquie, Suède, Turquie, aux États-Unis, et d'autres pays. La vie bien qu'elle soit courte a gagné le Premier Prix au Festival de Théâtre International de Maubeuge en 1990. En 1993, sa pièce De l'autre côté a obtenu la deuxième place au concours mondial de drames, organisé par la BBC et elle a été produite et diffusée par la BBC. Bien que plus populaire en tant que dramaturge, Stratiev a aussi écrit des œuvres en prose où il combine la satire sociale avec de lyrisme. Ses œuvres en prose ont été traduites dans plus de 30 langues. Ses scénarios de films, eux aussi, ont lui remporté de renommée internationale: Equilibre a obtenu une médaille d'argent au 13e Festival international du film de Moscou en 1983, le film Soleil de l’enfance a reçu le prix « L'enfant de notre temps» de MIFED à Milan cette même année. La comédie Bande sans nom a été reconnu comme le meilleur film bulgare de tous les temps par les lecteurs du quotidien 24 Chassa en 2005 et comme le film bulgare favori par les auditeurs de la radio bulgare Atlantique en 2006. De 1975 jusqu'à sa mort en 2000, Stanislav Stratiev a été directeur littéraire du Théâtre Satirique à Sofia.

http://stanislavstratiev.org/french/home_fr.html

 

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